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ToggleSpéciale : conseils trek et montagne pour les femmes
En tant que femme, très souvent en montagne avec 2 métiers où je n’ai pas toujours des supers latrines propres sous la main, j’ai pu expérimenter déjà plusieurs points. Avec des moments gênants et des moments rigolos^^Alors j’ai décidé de vous faire un petit topo de tout ça.
Les règles (ou menstruation, période ou whatever you call it) :
Nous les filles, on a un truc qui revient chaque mois qui, certes est naturel, mais bien relou quand t’es en trek. Donc il faut prévoir le nécessaire si tu vas avoir tes règles en montagne. Chacune fonctionne différemment, mais je vous partage mes expériences.
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La cup :
J’ai tenté. Mais quand il est l’heure de la changer t’as pas forcément un cours d’eau pour la rincer et laver tes mains alors c’est parfois galère. Et puis de toute façon avec un stérilet, j’évite. Il semble que certaines femmes soient douées pour les retirer mais faut croire que je n’en fais pas partie. Car ce moment où t’appuie dessus pour que justement ça ne fasse pas effet ventouse, mais que t’as trop attendu car pas le bon coin et qu’au moment où tu presses y a tout qui déborde et ça te coule dessus… (tu le vois ce moment de solitude ?!) bah c’est la m*rde ! Donc ce n’est pas mon moyen préféré.
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Les culottes menstruelles :
Alors je suis assez partagée. Je trouve ça top dans l’ensemble car ça te couvre bien les fesses et ça protège bien (enfin si t’as un flux qui ne soit pas les chutes du Niagara, ça l’fait). Il faut donc une culotte grand flux pour tenir la journée, en tout cas jusqu’au refuge étape. L’inconvénient c’est que c’est très long à sécher. Donc une fois que tu l’as lavée, la nuit en refuge ne va pas suffire à la rendre sèche. Alors tu l’accroche à ton sac-à-dos en espérant que le soleil soit au RDV. (Franchement assumes sans être gênée, c’est une réalité, ça fait partie de notre quotidien, on s’en fou d’avoir une culotte épaisse et pendante à son sac).
Si la météo est médiocre, c’est là que ça se complique ! Plusieurs jours de suite enfermées ou humide, les culottes finissent par sentir le moisie… et ça, ce n’est pas foufou. (Alors des fois t’es soûlée de la situation et t’aurai envie de courir partout avec tes culottes en criant « oui c’est moi MimiCraCra et alors ??!!! » ).
Pour tout vous dire, j’ai même une culotte qui a dû rester 5 jour enfermée et humide dans un sac plastique et ça a probablement oxydé le tissu car cela l’a décolorée.
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Les tampons et serviettes hygiéniques :
Là aussi, les avis sont partagés. Même s’il fait humide c’est pratique car il n’y a pas l’histoire de devoir laver ta culotte (enfin sauf si ça déborde). Mais l’inconvénient c’est que ça fait du déchet et même du poids (car clairement 3 jours de flux intense ça remplis quelques serviettes qui peuvent finir par être lourdes). Il y a un élément en plus qui ne concerne peut-être pas toutes les femmes, mais ces protections, bien que bio, peuvent assécher la flore vaginale et c’est vite embêtant aussi.
Parlons-en !
Les mycoses vaginales :
Si toi aussi t’as une petite vulve sensible et une flore vaginale capricieuse, alors tu seras preneuse de ces prochaines lignes.
Comme cité juste au-dessus, les protections hygiéniques peuvent être l’objet d’une démangeaison. Mais il y a d’autres facteurs comme la transpiration, un rapport mal lubrifié, une bactérie qui s’est faufilée en s’essuyant à l’arrache dans la nature, une réaction à un tissu de ta culotte…ou d’autres peut-être que je n’ai pas vécu. Pour limiter cette sensation désagréable, je te conseille premièrement d’emporter un savon PH neutre voir spécial toilette intime. Si tu n’en as pas en solide, fais-toi une petite fiole.
N’embarque avec toi que des bonnes culottes : idéalement en coton et dans lesquelles tu es à l’aise (pas celle qui te rentre dans les fesses toutes les 5 minutes !^^). Moi je peux te conseiller les superbes culottes de Delphine du P’tit Traquenard, c’est fabriqué au pied du Mont Blanc et c’est grand confort
Pour anticiper au cas où, malgré tout, une petite mycose décide de s’installer durant un trek, ajoute dans ta trousse de toilette un tube de crème apaisante ainsi qu’un ovule tueur de mycose.
Rappelle-toi également que c’est une forme de champignon et ces bactéries aiment les sucres pour se développer. Alors veille à ta consommation de douceurs pour tenter de diminuer la durée d’emm*rdes.
Et si t’es trop souvent dérangées par ça, je ne peux que te conseiller de te rapprocher de ton médecin.
Bilan, il n’y a pas de solution miracle ! Il faut faire en fonction de son flux et de ce que notre corps supporte. Même si c’est des « problèmes de filles » ne te gênes pas pour en parler autours de toi et partager sur ton vécu, y compris en trek. Les mecs seront peut-être gênés au début mais en en parlant simplement, c’est un sujet comme un autre ! Tout le monde pourra s’enrichir de la discussion.
Et surtout, ne t’empêche pas de vivre de belles aventures à la montagne à cause de ça.
N’hésite-pas à me partager ton expérience par mail, en commentaire ou durant mes treks au féminin